Le tableau 2 met en évidence que la valeur de la charge partielle d'un atome dépend de son environnement. Ces calculs donnent accès à la polarisation de chaque liaison étudiée, celle-ci étant dépendante de l'électronégativité (Cf. Définition) des atomes impliqués dans la liaison.

Pour l'atome d'hydrogène, plus l'atome avec lequel il est lié est électronégatif, plus sa charge partielle est importante. En comparant les molécules de méthane, d'ammoniac et d'eau, appartenant à la famille AX4, il devient possible de classer les liaisons X-H par pourcentage croissant de polarisation : O-H > N-H > C-H. On en déduit alors le classement des atomes en fonction de leur électronégativité : O > N > C > H.

Pour la molécule d'acide éthanoïque on observe que les deux carbones portent des charges partielles différentes selon qu'ils sont liés à des atomes d'hydrogène ou d'oxygène. Pour le fragment -CH3, le carbone porte une charge négative : il est plus électronégatif que les atomes d'hydrogène. Au contraire pour le fragment -COOH, le carbone porte une charge positive : il est moins électronégatif que les atomes d'oxygène.

Elle ne peut être mesurée et doit donc être calculée.

Définition

L'électronégativité est une propriété chimique d'un atome (ou un groupe d'atome) d'attirer des électrons. Cette propriété a été pour la première fois exprimée par le prix Nobel Linus Pauling en 1932.