Dans le cas de l'interaction entre un électron et un noyau atomique de charge beaucoup plus lourd et lent, on peut en bonne approximation considérer ce dernier comme fixe pendant le mouvement de l'électron, et le placer à l'origine des coordonnées. Posons ; l'énergie potentielle d'attraction à laquelle est soumis l'électron de charge est donc :

est la distance entre l'électron et le noyau. Elle ne dépend plus des coordonnées du noyau et peut être considérée comme une énergie potentielle propre à l'électron et due au champ "externe" du noyau. L'énergie potentielle totale d'interaction de électrons avec le noyau est alors :

On dit que cette énergie potentielle est séparable. Cette séparabilité résulte d'un découplage entre le mouvement du noyau que l'on gèle et le mouvement de l'électron. L'interaction électrostatique attractive du noyau est indépendante de cette approximation.