Le diagramme de corrélation général est représenté ci-dessous. Pour l'hydrogène et l'hélium, on se contente de mélanger les orbitales 1s des deux atomes.
On construit alors deux combinaisons : la liante \(\sigma_{\mathrm{g}}\) et l'antiliante \(\sigma_{\mathrm{u}}\).
On peuple les deux OM avec les électrons disponibles :
| \(\mathrm{H_2^+}\) | \(\mathrm{H_2}\) | \(\mathrm{He_2^+}\) | \(\mathrm{He_2}\) |
Nombre d'électron(s) | 1 | 2 | 3 | 4 |
Les diagrammes de corrélation sont représentés ci-dessous
Les ordres de liaison sont définis par :
\(\mathrm{D=\frac{nb~d'electrons~liants~-~nb~d'electrons~antiliants}{2}}\)
| \(\mathrm{H_2^+}\) | \(\mathrm{H_2}\) | \(\mathrm{He_2^+}\) | \(\mathrm{He_2}\) |
Ordre de liaison | \(\frac{1}{2}\) | 1 | \(\frac{1}{2}\) | 0 |
On trouve dans l'ordre croissant des stabilités :
\(\mathrm{He_2, (H_2^+, He_2^+)~ et~ H_2}.\)
Le dihydrogène est la molécule la plus stable ; elle contient une liaison covalente à deux électrons. Les deux ions moléculaires contiennent une demi liaison covalente, soit une liaison à un électron. Il n'y a pas de liaison covalente dans \(\mathrm{He_2}\). La liaison dans cette dernière espèce est assurée par des forces beaucoup plus faibles, de type Van der Waals.