Chimie
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Liaison π dans les complexes , exemple d'un ligand π–accepteur : CO

Le dernier cas que nous allons étudier est celui du ligand monoxyde de carbone . Sa formule de Lewis est . Ce ligand se lie au métal du complexe par l'atome de carbone. Chaque ligand va fournir un doublet non‑liant de type par l'intermédiaire de l'atome de carbone. Ce doublet va être à l'origine de liaisons dans le complexe. Comme les ligands précédents, est un ligand -donneur. D'autre part, possède aussi des orbitales liantes pleines. On pourrait imaginer que ce ligand ait des propriétés similaires à celles de , et présente donc un champ de ligand faible. En fait, c'est le contraire qui est observé expérimentalement, étant un ligand à champ fort.

Pour expliquer ce phénomène, il faut remarquer que non seulement possède des orbitales doublement occupées, mais il possède aussi des orbitales vides hautes en énergies. Ces orbitales anti-liantes de vont avoir une énergie supérieure à celles des orbitales du métal. Les propriétés de étant liées à la présence de ces orbitales, nous ne tiendrons compte par la suite que de celles-ci et des orbitales ( du carbone). L'ordre des énergies des différentes orbitales à prendre en compte est donc :

La forme des différentes orbitales de est représentée sur la figure ci-dessous.

Nous allons donc pouvoir construire le diagramme d'orbitales moléculaires d'un complexe octaédrique de . Nous ne prendrons en compte que les orbitales du métal ainsi que les orbitales et de .

La différence fondamentale avec le cas de provient du fait que les orbitales du métal interagissent avec des orbitales des ligands plus hautes en énergie. Elles vont donc être stabilisées. Les orbitales du métal sont maintenant liantes. La valeur de va donc être plus élevée que dans tous les cas précédents. La position de dans la série spectrochimique s'en trouve ainsi justifiée.

Légende :
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S'exercer
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