Extraction des pigments

Extraction

On broie des feuilles d'une plante bien verte (Pelargonium, Epinard, Cresson, etc.) dans de l'acétone (ou de l'alcool à 95°) en présence de sulfate de sodium anhydre (déshydratation) et de carbonate de calcium (neutralisation des acides organiques) jusqu'à l'obtention d'une solution bien verte ; puis on filtre.

On verse un volume de cette solution dans une ampoule à décanter et on ajoute 1/5 de volume d'éther de pétrole, on agite très doucement. La solution se sépare en 2 phases : la phase éthérée, verte, contient la plupart des pigments et la phase hydro-alcoolique (ou hydro-acétonique), jaune, contient une partie des xanthophylles seulement.

Fig. 01 : Extraction des pigments
Fig. 01 : Extraction des pigments
Fig. 02 : Purification des pigments
Fig. 02 : Purification des pigments

Une fois extraits, les pigments bruts peuvent donner lieu à diverses manipulations et, en particulier être séparés par chromatographie.

Chromatographie

Sur une ligne, située à 1 cm du bas d'une bande de papier à chromatographie, on écrase un morceau de feuille avec un agitateur (en répétant l'opération plusieurs fois pour obtenir une petite tâche très colorée).

La bande de papier est placée dans une cuve contenant un mélange de solvants organiques (cyclohexane : 5%, éther de pétrole : 85%, acétone : 10%).

Le solvant monte par capillarité dans la bande de papier et entraîne les différents pigments solubles dans les solvants organiques. Ils se séparent progressivement en fonction de leur vitesse de migration qui dépend de leur solubilité différentielle dans le solvant (phase mobile) et de leur affinité pour le support de chromatographie (phase stationnaire).

Fig. 03 : Protocole pour la séparation par chromatographie des pigments d'une feuille
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