Les couplages homonucléaires 13C 13C

Nous avons vu en RMN du proton l'importance des couplages homonucléaires (entre protons) pour l'établissement des liaisons entre groupes successifs et couplés. Cette richesse restera celle de la RMN du proton.

En effet, on aurait pu espérer les mêmes renseignements sur les enchaînement carbonés, c'est à dire sur le squelette du composé organique. Mais nous avons vu que la présence de deux est très peu probable et encore moins celle de plusieurs .

Des méthodes de transfert de polarisation permettent «d'enrichir» les signaux des isotopomères possédant plusieurs et d'atteindre non sans difficulté des couplages entre ces (méthode INADEQUATE : en fait on réduit les signaux des isotopomères à un seul qui masquent le bruit contenant les signaux des isotopomères à deux ). Les informations dont nous disposons sur ce type de couplages sont souvent obtenus à partir de composés enrichis (on dit aussi marqués) en .

Ces couplages rarement observés suivent les règles généralement utilisées en matière de couplage. Ainsi, les sont dépendants de l'hybridation des deux carbones associés selon une loi associant le caractère s de chacun :

et sont les caractère s du carbone a et du carbone b.

Remarque

Nous ne sommes pas loin de la loi plus simple donnée pour les dans la mesure où est alors égal à 1 pour l'hydrogène.

34,6 Hz

67,6 Hz

171,5 Hz

Pour deux carbones consécutifs du benzène on trouve 56 Hz ce qui est bien une situation intermédiaire entre une simple et un double liaison.

Nous ne développerons pas plus ces couplages rarement observés.

Légende :
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