Biologie
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Gènes liés sur le chromosome X.

T. Morgan avait obtenu de nombreux mutants de gènes localisés sur le chromosome X. Il réalisa les croisements entre des mouches de souches pures différant par deux de ces caractères (chacun étant déterminé par un seul gène).

  • Par exemple, le croisement à oeil blanc et corps jaune [white, yellow] par [+] oeil rouge brique, corps gris donna, comme attendu dans le cas d'une liaison au sexe, une F1 composée des [+] et des [oeil blanc, corps jaune].

    Comme le montre le phénotype des femelles, les allèles sauvages sont dominants.

  • La F2 obtenue en laissant se croiser les individus de la F1 (ce qui est en fait un test-cross) était composée de 87,7 % de mouches ayant les mêmes phénotypes que ceux des parents ([+] ou [white, yellow]) et 1,3 % de mouches à oeil blanc et corps gris ou à oeil rouge brique et corps jaune.

En appelant les deux couples d'allèles (W,w) et (Y,y), les résultats de ces croisements peuvent se résumer ainsi :

Pour expliquer l'apparition de phénotypes non-parentaux en F2, Morgan pensa que des allèles, situés sur le même chromosome X, se retrouvent séparés dans 1,3 % des gamètes produit par la .

  • En utilisant les deux autres couples de caractères liés au sexe : ailes [+] ou [miniatures] et oeil [+] ou [white], Morgan observa un pourcentage de recombinaison entre ces 2 couples d'allèles M/m et W/w égal à 37,2.

T. Morgan en conclue que les propositions d'explications qu'il avait faites pour des gènes autosomaux étaient applicables aux gènes situés sur le chromosome X. A savoir :

  1. Chez la femelle F1, lors de la méiose, il y a une association entre les chromosomes X qui permet des échanges physiques selon le processus qu'il appela "crossing-over".

  2. Plus les gènes sont proches et moins il y a des chances qu'il se produise un crossing-over entre eux c'est-à-dire qu'ils se séparent.

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