Aspects macroscopiques

Pour l'obtention d'un spectre on observe le comportement d'un grand nombre de molécules (0,5 à 1 cm3 de solution). A l'échelle macroscopique, ce n'est pas un spin que l'on observe mais une collection de spins. On l'a vu, une majorité d'entre eux est dans un état énergétique m = + (le plus stable) et les autres sont dans l'état m = - .

Si l'on regroupe en un point l'ensemble de ces moments magnétiques on observe deux cônes de moments magnétiques de spin qui précessionnent à la fréquence de Larmor, et qui, sous l'action du champ tournant B basculent sans discontinuer entre les deux états m = + et m = - .

Finalement on observe deux cônes de moments magnétiques de spin . L'état énergétique m = + étant prépondérant, par rapport à l'état énergétique m = - (moins peuplé), la magnétisation macroscopique Mo qui est la résultante des moments magnétiques de spins individuels m peut être représentée par le vecteur Mo.

Le vecteur Mo est un objet de la physique classique auquel s'appliquent les lois habituelles de l'électromagnétisme (de la même façon, l'intensité I d'un courant électrique représente le flux des quanta d'électricité, c'est-à-dire des électrons).

Cette magnétisation macroscopique Mo résultante est fonction de la différence de population des états quantiques magnétiques, elle-même étant dépendante de , la différence d'énergie entre les états m = - et m = + . La différence d'énergie est proportionnelle à l'induction Bo appliquée, à la température... et dépend de la nature du noyau étudié représenté par une constante (rapport gyromagnétique). On a avec h : constante de Planck et : rapport gyromagnétique.

La sensibilité de la RMN étant fonction de , on observera donc les noyaux d'autant mieux que Bo sera important (RMN à haut champ) et que le rapport gyromagnétique sera grand (ce qui est le cas pour et )

Légende :
Apprendre
S'évaluer
S'exercer
Observer
Simuler
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